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L'Apprenti le film de Samuel Collardey
Vous trouverez ci-dessous quelques ouvrages essentiels sur l'alternance :
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La formation professionnelle par apprentissage: état des lieux et enjeux sociaux
Représentations formations en alternance : être former ou se former
Apprentissage et formation
Compétences et alternances
Approche systémique et production de savoir
Formation compétences et adaptabilite l'alternance en debat
Réussir la formation en alternance. Organiser le partenariat jeune - entreprise - organisme de formation
Se former par la recherche en alternance
La Formation par production de savoirs: Quelles articulations théorie-pratique en formations supérieures?
Evaluer et former dans l'alternance. de la ruptureaux interactions
Une Alternance réussie en lycée professionnel
Apprentissage et pratiques d'alternance
Alternance et identité professionnel
L'alternance: Enjeux et débats
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Education milieu et alternance. : Textes choisis et présentés par Daniel CHARTIER (2e édition)
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LA FORMATION PAR ALTERNANCE

Pédagogie, expériences, réflexions...
Bienvenue sur le blog de l'Alternance
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Patrick GUES - Nov. 18, 2009
Pourquoi un blog sur l'alternance ?
A partir des années 1970, les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes, la remise en cause d’une école trop centrée sur la transmission des savoirs par le maître, la comparaison avec les systèmes éducatifs des pays voisins ont contribué à changer le regard porté sur la formation par alternance et à en découvrir les vertus. Des lois successives, d’abord sur les formations continues puis sur l’apprentissage et l’introduction au sein même des programmes des formations du ministère de l’Education de nombreux stages ont contribué à l’irruption de l’alternance dans de nombreuses formations.
Aujourd’hui, l’intérêt de l’alternance ne fait plus débat, au risque même d'en faire oublier la pertinence et l’originalité.
A force d’être banalisée, l’alternance se trouve trop souvent réduite au simple fait de réaliser des stages et de répartir la formation sur deux lieux différents en articulant, plus ou moins, les séquences réalisées en entreprises avec celles effectuées en centre de formation.
Dans un tel contexte, nous avons l'ambition dans ce blog de mettre en perspective la formation alternée, de se pencher sur son originalité, de regarder les pratiques mises en oeuvre, de partager des expériences...
A vos plumes  et faites nous part de vos idées !
Patrick Guès
July 08

L'alternance est-elle la solution magique ?

 

Tribune publiée le jeudi 8 juillet dans www.educpros.fr

 

Face à la crise économique et scolaire, de nombreux responsables politiques, syndicaux, patronaux et différents spécialistes de l’éducation préconisent le développement des formations par alternance en France. 600 000 jeunes et adultes, en contrat d’apprentissage et en contrat de professionnalisation, et quelques milliers d’élèves ou d’étudiants en formation scolaire, bénéficient déjà, chaque année, de ce système de formation qui s’est progressivement mais difficilement institutionnalisé depuis la fin des années 1980.

L’enseignement alterné est-il une des solutions pour répondre aux défis éducatifs du pays ?

Non si, au-delà de ses vertus intrinsèques, qu’il est impossible d’ignorer (socialisation des personnes, apprentissage des savoirs être et de savoir-faire), l’alternance est réduite au rang d’un simple instrument socioéconomique qui régule le marché du travail. Non si, pire encore, elle est regardée comme une mesure de circonstance qui compense les carences de l’école en prenant en charge les jeunes qui en sont exclus (difficultés scolaires, adaptation laborieuse aux conventions des parcours traditionnels, entraves culturelles, financières ou autres).

Non si durant le séjour en « stage », le jeune ou l’étudiant ne peut pas prendre en compte la globalité d’une profession et si on (l’entreprise, l’école) ne lui permet pas de prendre le recul nécessaire pour observer, réfléchir, exercer son jugement, structurer sa pensée et assimiler des connaissances.

Non si l’apprentissage d’un métier n’est pas également le support d’une formation humaine et citoyenne et n’induit pas des valeurs comme le professionnalisme, la solidarité, l’initiative, l’envie d’entreprendre, la créativité, la responsabilité...

Non s’il n’existe pas des possibilités de rupture, comme l’internat et les stages à l’étranger... par exemple, qui favorisent, pour les jeunes et les moins jeunes, la prise de distance face aux choses, au métier, à l’espace familial. L’alternance, et c’est là une de ses principales utilités, rapproche les adolescents de leurs parents, les aide à intégrer la société des adultes et évite les déchirures et les coupures avec le milieu de vie. Or, elle n’est véritablement efficace que si elle autorise régulièrement un éloignement, temporaire, dans des lieux où vont se jouer de nouveaux apprentissages collectifs et une saine et nécessaire analyse du milieu de vie.

Non si nous sommes dans l’incapacité de proposer, avant même l’entrée en formation par alternance, quel que soit le niveau, des parcours scolaires qui préparent progressivement à l’immersion dans l’entreprise.

Non s’il n’y a pas une volonté portée par les élus de clarifier les dispositifs, les financements, les responsabilités qui régissent la voie professionnelle. Apprentissage ? Formation sous statut scolaire ? Contrat de professionnalisation ? Lycée professionnel ? CFA ? Conseils régionaux ? Etat ? Partenaires sociaux ? Branches professionnelles ?... Il n’y a pas eu suffisamment de réflexion globale sur le développement de l’alternance en France. Par touche successive, des sous-systèmes se sont progressivement élaborés, en marge du système éducatif, et stratifiés en couches multiples.

Or, il y a, nous semble-t-il, des modalités incontournables pour réussir un enseignement alterné de qualité. Celui-ci ne peut pas se réduire à quelques stages ou à une alternance fourre-tout ou encore à une alternance-ghetto. L’alternance ne s’improvise pas. Elle se réfléchit. Elle s’organise. Elle demande un certain état d’esprit

Mais qui a pris réellement conscience des exigences de l’alternance ?

L’enseignement alterné est-il donc une des solutions pour répondre aux défis éducatifs du pays ?

Oui si l’alternance est considérée comme un véritable temps plein de formation et si les séjours en entreprise et les séjours au centre de formation sont étroitement associés, dans un heureux dépassement dialectique de la contradiction travail manuel/travail intellectuel.

Oui si les périodes en entreprise permettent au jeune ou à l’étudiant de s’impliquer dans une action en vraie grandeur, suivi par un adulte attentif et référent, de traduire cette action en pensée, de réfléchir à cette expérience, seul et en groupe, de raisonner à partir de celle-ci et de dépasser celle-ci. C’est une des conditions primordiales pour que la période dans le milieu professionnel soit enrichissante, dans le sens d’un accroissement des potentialités de la personne qui en bénéficie.

Oui si nous avons une ambition pour l’alternance : la vieille mais belle utopie de réunir l’univers de l’école, de la famille, de l’entreprise et le rêve d’éduquer et de former des esprits libres et tout à la fois des femmes et des hommes de métier, intégrés dans leur environnement. Oui si nous avons une conception de l’alternance généreuse, une conception où tous les acteurs de la société seraient partie prenante du système de formation, où il ne s’agirait pas seulement d’apporter des savoirs ou des techniques rapidement dépassés mais de former, dans toutes leurs dimensions, des hommes responsables, attentifs au monde et aux autres. Oui si nous retrouvons en effet un sens et une direction à l’alternance.

Oui si l’alternance aide les jeunes à devenir acteurs de la société dans laquelle ils vivent. Combien de jeunes des banlieues, des villes et des villages prouvent, chaque jour, leur motivation et leur dynamisme lorsqu’ils sont mis en situation de façonner leur avenir, d’apporter leur pierre à la vie de la cité, avec à leurs côtés des adultes qui les écoutent, les considèrent et les accompagnent !

Oui si nous arrivons grâce à l’alternance à faire le lien entre l’éducation personnelle et l’éducation sociale. L’école n’est pas une communauté à part, réservée à des êtres à part. Elle devrait être un levier au service de son territoire. L’enfant développera au maximum sa personnalité au sein d’une communauté rationnelle qu’il sert et qui le sert disait déjà le grand Célestin Freinet[1].

Oui si nous savons gérer les étranges et complexes mais si passionnants paradoxes éducatifs de l’alternance : rupture/continuité, production/éducation, travail manuel/travail intellectuel, pratique/théorie, action/réflexion, entreprise/école, question/problématisation, jeune/adulte, formation professionnelle/formation générale, projet personnel/engagement collectif, formateur/famille...

Oui si nous savons encore découvrir des chemins qui remettent en cause les savoirs traditionnels, la façon de les transmettre, et la pensée binaire. Oui si nous trouvons de nouveaux itinéraires qui investissent la réalité et la culture populaire, qui privilégient les apprentissages construits et les savoirs partagés, qui refusent les cloisonnements stériles, qui se tournent résolument vers l’avenir.

Oui si l’alternance invente une nouvelle génération de formateurs qui soient davantage des accompagnateurs de projets et des accoucheurs de savoirs à partir des situations vécues sur le terrain, dans une logique pluridisciplinaire et systémique, plutôt que des professeurs instruits à la pédagogie frontale. Oui si nous avons des patrons et un secteur public qui jouent le jeu, qui défendent l’idée de l’entreprise citoyenne, qui s’engagent auprès des jeunes.

Plaidons donc, sans complexe, pour une alternance qui bouscule les contraintes administratives et pédagogiques. Plaidons avec passion pour une alternance qui secoue les certitudes du monde scolaire. L’Education nouvelle, disait Ferrière, doit rompre avec la routine séculaire. Plaidons sereinement pour une alternance qui prenne en compte tous les talents, qui mette les élèves, les adolescents, les étudiants dans une dynamique foisonnante de création, qui explique aux formateurs qu’ils ne pourront pas réussir seuls, qui redonne aux parents une place essentielle, qui fasse des forces économiques et sociales des acteurs incontournables de l’éducation. Bref, faisons preuve un tant soit peu d’anticonformisme et n’ayons pas peur de changer radicalement nos modes de pensée si nous voulons que cette voie réussisse et s’impose durablement. Peut-être est-ce impossible disait Bertrand Schwartz. Mais il rajoutait aussitôt Mais il n’est pas moins impossible de laisser le système en l’état actuel. Peut-être est-ce le moins impossible des impossibles !...[2]

Ainsi, l’alternance peut être une solution, parmi d’autres, à condition de ne pas rester enfermée dans la mécanique réglementaire ou financière des dispositifs, à condition que nous ayons un tant soit peu de courage et de volonté, un tant soit peu le sens du devoir à accomplir pour les générations futures, à condition que nous sachions proposer une éducation impertinente et sans cesse renouvelée où chacun sera professeur, quel que soit son âge, son statut, sa fonction, où chacun sera un élève en devenir.



[1] Célestin Freinet, L’Ecole moderne française, 1944.

[2] Bertrand Schwartz, Une autre école, 1977.

June 14

Les 10 commandements de l'alternance

Conseils à destination des parents
 
1. Mobilisez-vous, avec l’aide de l'établissement de formation, pour trouver un lieu de stage. Il est important, dès le début, que vous puissiez vous impliquer dans la formation de votre enfant. La recherche d’un lieu de stage vous y aidera.
2. Établissez un bon contact avec le maître de stage, le maître d’apprentissage ou le tuteur.
3. Étudiez, avec votre enfant, les questions matérielles qui peuvent se poser, comme le transport, le repas de midi… Surtout s’il s’agit d’un premier stage, votre
jeune aura besoin d’être rassuré.
4. N’hésitez pas à le conseiller sur les comportements qu’il doit adopter (vêtements, politesse avec les adultes).
5. Intéressez-vous à son travail. Que fait-il ? Comment fonctionne l’entreprise ? Qui est son tuteur ? Quelles relations a-t-il avec les autres personnes de l’entreprise ?
6. Prenez régulièrement connaissance du carnet de liaison où sont notées les activités réalisées en centre de formation et les activités en entreprise. Signez-le, et si vous le souhaitez, écrivez également vos remarques. Faites-en un outil inter-actif entre le centre de formation, le maître de stage et vous.
7. N’hésitez pas à solliciter une discussion avec le directeur, les formateurs ou le maître de stage si vous avez une question à traiter, qu’il s’agisse d’un problème en
stage ou d’un problème lié à la scolarité.
8. Suivez, si possible, les travaux scolaires que votre enfant doit réaliser durant sa période de stage (Plan d’étude, enquête).
9. Veillez à ses temps de sommeil. Une journée de stage est fatigante. Il ne s’agit pas de veiller très tard le soir pour recommencer le lendemain une nouvelle journée de travail.
10. Enfin, prenez conscience que la formation en entreprise et la formation en centre forment un tout. S’il y a bien une rupture au niveau des rythmes, des horaires, de l’activité, il n’y a pas de rupture au niveau pédagogique.

Les 6 principaux paradoxes de la formation par alternance

A mon sens, il existe six paradoxes qui sont à gérer dans une formation alternée de qualité :

 

1. Le paradoxe de la production/formation.

2. Le paradoxe de la rupture/continuité.

3. Le paradoxe du travail manuel/travail intellectuel.

4. Le paradoxe de la formation professionnelle/formation générale/éducation culturelle.

5. Le paradoxe du projet personnel/engagement citoyen.

6. Le paradoxe du conservatisme/transformation.

Un site sur la recherche des contrats d'apprentissage et de professionnalisation

Le ministère de l'Economie et de l'Emploi a ouvert un site pour faciliter la recherche des contrats d'apprentissage ou de professionnalisation.
 
January 19

Des ateliers sur l'alternance

Le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, Laurent WAUQUIEZ, vient de lancer des ateliers de l'apprentissage et de l'alternance.
Il souhaite également que s'instaure un débat sur l'alternance. Pour ce faire, un site internet à été créé : www.ateliers-apprentissage.fr ou www.ateliers-alternance.fr
N'hésitez pas à y déposer vos témoignages et vos propositions.
 

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Que pensent-ils de l’alternance
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